Comment vivre en étant le Latin Lover

Comment vivre en étant le Latin Lover
Le Latin Lover est un compatriote de Goya (non pas Chantal pff ! Francesco (à prononcer Frann- chaisssss-co), Dali, et autre Picasso. Mais malgré ses illustres pairs, Le Latin Lover ne s'érige pas dans la peinture, il fait dans la séduction. Et oui, Le Latin Lover aime plaire aux « feeeeemmes » et elles le lui rendent bien. D'un mouvement capillaire sensuel, jouant de son regard de braise, il vous susurrera à l'oreille : «  Ssalut toi, Ssa va, tu Ssais que t'es SseSsy, en pluSs t'as des lèvres de SsuSseuse » Comment résister ? Et oui beaucoup de godiches, après avoir fantasmé sur son frère aîné auraient bien aimé placer leur langue (on ne dira pas autre chose : pas d'incitation à la débauche !!!) à la place du cheveu qu'il a sur la sienne. Et d'ailleurs, le Latin Lover, conscient de son potentiel séducteur ne souffre d'aucun complexe, surtout pas à cause de son frère que l'avis populaire juge plus intelligent, plus altruiste, plus pragmatique, plus mature, plus mignon. Le Latin Lover peut se permettre de récupérer les déchets de son frère ... Oh non même pas. Le Latin Lover, s'il peut rendre n'importe quel mec cocu ne souhaite pas décrasser l'aquarium thonier de son frangin.

Le Latin Lover profite donc indubitablement du prestige de ses compatriotes, certes, il n'a pas encore tout à fait le même physique que le sculptural Rafael Nadal (d'ailleurs qui pourrait ? Tout le monde n'a pas le fric pour s'acheter de la créatine ou des hormones de croissance), ni le déhanché de Ricky Martin (qui pour du reste est sud Américain et non pas Espagnol), ni le port ténébreux d'Iker Casillas, ni le compte bancaire d'Antonia Banderas (ni celui d'Iker Casillas qui, du reste, est THE canon de l'homme hispanique moderne), ni les fans de Gaël Garcia Bernal, ni les longues jambes de Pénélopé Crusse (mais je m'égare), ni le sex appeal de Pedro Almodovar (là je m'égare vraiment) mais il apporte la petite touche de sensualité exotique, qui fait qu'il représente l'idéal masculin des pauvres filles qui ne peuvent pas se payer un voyage à Cabra.

Le Latin Lover est un révolté. Il aime taper du poing sur la table pour affirmer sa virilité : muy macho !!!! Femme ma paëlla (variante : Femme ma tortilla, Femme mes churros, Femme mon bocadillo, Femme mes pipas, Femme mes tapas ...) devant son match de rugby en sirotant sa bouteille de gazpacho, affublé de ses chaussettes rouges et jaunes. C'est que le Latin Lover ne se soucie guère de sa belle gueule : il aime les contacts physiques, il aime la convivialité, il aime les troisièmes mi temps : il aime le RUGBY. Afin de remplacer son sport national, afin de remplacer la montée d'adrénaline, le taureau et le « Olé » lancé par toute une arène, il s'intéresse à un sport de gars, un vrai, un sport interdit aux tarlouses, que seuls les mecs, les vrais, ceux qui ont des couilles, peuvent jouer. Ainsi, on pourrait dire que l'agilité que ces ancêtres lui ont légué, notamment grâce à la légèreté que requiert le flaaamenco, lui sont d'un extrême recours  or, ne croyait pas que le Latin Lover est un rapide arrière, ni un athlétique centre, ni un malin demi, le Latin Lover est avant (donc, l'agilité ça sert pas à grand-chose quoi).

Scoop : le Latin Lover est gay, ses multiples conquêtes féminines ne sont que fausses man½uvres pour tromper l'opinion publique. En effet on a, à de nombreuses reprises, surpris le Latin Lover sous les douches lorgnant l'entrecuisse de ses petits camarades, « ouh B..... » ( Cf : Comment vivre en étant le centre du monde) brisant ainsi tous ses engagements envers A.... ( cf : comment vivre en étant le triplé de Roland Garros). On comprend alors mieux cette SsenSSibité à fleur de peau, son leitmotiv étant : « sSi t'es zsSentil, sSte montre mon zsSizsSi » accompagné d'un replis significatif de l'index.

Le Latin Lover est donc un être en surplus d'amour, il donne sans recevoir et c'est là sa force, car si vous vous avez besoin de ses câlins, lui a à sa disposition un harem où il trouvera aisément votre remplaçante : donc vous vous languissez de lui, tandis que lui, que nenni, vous ou un(e) autre, cela lui importe peu ! Il est à noter que le Latin Lover, l'année prochaine s'en ira pour de lointaines contrées, là où le blondinet à la planche de surf est roi. Ne doutons pas qu'il saura se reconstituer un sérail, mais la populace l'ayant côtoyé quotidiennement (et ce, depuis 4 ans pour certains) gardera en mémoire (mais, nous nous fourvoyons il n'est pas mort) Sur ce : HASTA LA VISTA Raul ( ou Pedro, Antonio, Fernando, Paquito, Pepito...) !

# Posté le samedi 05 août 2006 11:37

Modifié le mercredi 09 août 2006 06:52

Comment vivre en étant un Artiste Mort

Comment vivre en étant un Artiste Mort
Vous noterez la pertinence du titre.

Chaque membre de la populace a son idole Artiste Mort : dans la catégorie aquatique : Cloclo (électro-aquatique), Jeff (boots-aquatique), dans la catégorie plus terre à terre : Kurt et Ernest (Hemingway voyons ! pour qui sonne le glas : BAM !) et dans la catégorie "t'aurais dû plus te couvrir t'aurais pas attrapé froid" : Bob ou Arthur (Rimbaud!) Des Artistes, donc, qui nous ont quitté dans la fleur de l'âge, si jeunes, si beaux, ce qui contribue à la construction du Mythe. James Dean (24 ans accident de voiture), Marilyn Monroe (36 ans suicide ?) Jim Morrison (27 ans crise cardiaque ?) Janis Joplin et Jimi Hendrix (27 ans overdose)...

Le mythe de l'Artiste Mort parti en pleine gloire, avec nombre de formule : carrière fulgurante, étoile filante, légende, appartient désormais au panthéon de ... Car L'Artiste Mort a montré le meilleur de lui-même et ses fans ne peuvent que regretter ce qu'il n'a pas eu le temps d'accomplir, alors que quand vous êtes en vie ... On aurait préférait une fin « Il mourut et tout le monde le pleura » que « Hey tu te souviens de ... ? Ben il est mort hier » « Ah ouais ? Il l'était pas déjà ? » Le temps pervertit c'est bien connu, la déchéance nous guette à chaque coin de rue, et en plus cette friponne est cupide. ( Elvis 42 ans+ un ventre de bière : overdose (bon ok 42 ans c'est pas bien vieux, mais voilà, c'est pour le principe). Là où le filon de la mort prématurée est le plus lucratif c'est bien sûr la peinture. « Euh, tu sais, si t'essayais de te flinguer ? Tu vendrais peut être une toile ».

L'Artiste Mort de par son statut bénéficie de nombreuses cérémonies de commémorations plus ou moins importantes selon l'individu : anniversaire de naissance, de mort, à la fin, on se dit : «  dis donc, il meurt souvent celui-là » « Ouais tous les ans ! ». Pour les plus inconditionnels, un message d'amour: « De toute façon, pour nous, même s'il est mort, il est toujours vivant, il est E-TER-NEL »

Il y en a aussi, en plus d'être éternels, sont immortels.

« Putain, il me soûle lui ! Pendant 10 ans, on le croit mort et puis il participe à la Ferme Célébrité là ! On savait même pu c'était qui, tellement qu'on le croyait mort !» « Seulement tu rigolais bien avec l'autre con, devant ta télé tous les samedis soirs. Moi j'en ratais « Fort Boyard», tiens » «Oh mais après t'as envoyé Père Fourrasse dans les roses pour le môme hein ! Et pis, il a gagné le jeu parce qu'il est resté toute la nuit près d'une vache qui devait accoucher ! Peuh, c'est un truc de tarlouse ça ! Tu te rends compte toi, ma jeannette, n'importeuh quoi ! A croire qu'on est tous PD en France ! [Euh pas d'homophobie] Et enfin, on croyait qu'il allait faire comme avant, qu'il allait faire le mort avec ces trucs de filles et ces vaches, et ben non il sort un disque compact de 12 chansons ! Je croyais qu'il devait verser l'argent à une ½uvre caritative, là. C'était pas la recherche contre le SIDA ou un truc dans le genre ?! » « Oui, mon lapin, mais il essaye de le rentabiliser tu comprends ! Il investit dans la musique comme ça il récoltera plus d'argent pour les africains» « Peuh, tiens donc. Je suis sûr que tous les lépreux d'Afrique en courrant derrière un chariot à travers leur pays en gagneraient plus que lui ». « Tu es jaloux, mon trésor ? Mais tu sais que je n'aime que toi » «Psss change de fréquence va ! Il chante comme un poulet qu'on égorge »[c/] « Mais chéri ... »  «Oh non, hein ! Y en a marre maintenant !! T'as explosé la facture du portable en envoyant 1 ; 1 ; 1 ; 1 ; 1 ; 1;1 ;1 ;1 ;1 ;1 ;1 ;1 ;1 ;1 ; 1 ; 1 ; 1 ; 1 ; 1 ; 1 ; 1 ; 1 ; 1 ; 1 ;1 à tout bout de champs pendant une semaine. Tu crois que je t'ai pas vu ou quoi ?!! » ... ... ... Et la pauvre ménagère, fan de Jordy car c'était toute sa jeunesse « Dur dur d'être un bébé », s'exécuta, penaude.

Mais avant d'être un Artiste mort, il faut être reconnu. Veillez toujours à assurer votre notoriété posthume pour que vous ne vous soyez pas suicidé pour rien... conseil d'expérience. Pas de moi mais de Ginette Rouletabille. Vous ne la connaissez pas ? Ben justement!

# Posté le samedi 12 août 2006 05:33

Modifié le samedi 21 octobre 2006 16:01

Comment vivre en étant un membre de la Confrèrie des Jeans

Comment vivre en étant un membre de la Confrèrie des Jeans
Avertissement: Tout ceci est basé sur des faits totalement injustifiés

La confrérie des Jean est une secte secrète. Tellement secrète que même après de laborieuses recherches, je n'ai pas pu déterminer avec discernement les membres de cette conspiration. Tout d'abord, racontons la genèse de cette société clandestine : il était une fois, en des temps encore reculés où la PSP n'existait pas encore, un groupe de jeunes adolescents prirent un oiseau de fer et traversèrent la mer. Tous avaient quitté leur famille et leur terre natale afin d'aller en territoire inconnu, sur les territoires ancestrales de Goethe. Ainsi exilés de leur patrie, livrés à eux même, entourés de grands blonds aux yeux bleus, au nom de code « Pois-Chiche », ils se languissaient, commençaient tous à succomber à l'appel du sang, que gorgeait encore le sol d'Hitler. Ils ne trouvèrent donc qu'un seul moyen de survie : la Confrérie des Jean.

Il existe à ce jour, et à ma connaissance ; je n'écris que ce qu'on a bien voulu me dire et c'est pas faute d'avoir cherché. Je vous assure que j'ai pris mon rôle de journaliste d'enquête très au sérieux ; 3 membres fondateurs. Je continue à vous prévenir que nous avançons en terrain miné, et que par conséquent, l'historique de ce clan reste très confus.

L'un de ce trio de tête est le dénommé « Jean-Merde ». Je ne dévoilerais pas la véritable identité qui se cache sous ce vil pseudonyme afin de ne pas mettre en danger l'avenir de ce cercle. C'est un jeune homme grand et rachitique au PC défaillant (Vous voyez ?!) ...
Le deuxième est le dénommé « A-Jean ». Pseudonyme plus adapté à sa situation. Il est le grand sorcier de cette confrérie. Il a en main les puissances occultes et les secrets de l'alchimie (Vous voyez ?!)
Et enfin, the last but not the least: « Jean». Celui là est encore inconnu dans les fichiers de ce blog mais croyez que s'il n'y est pas, c'est simplement que nous n'aimons pas nous attaquer aux forces supérieures. C'est l'exécuteur de la bande. Celui qui parle le moins et qui fait le plus. Nous frémissons rien qu'à la syllabe de son nom de guerrier.

Ainsi, ils firent un pacte et ils scellèrent à jamais leur amitié. De retour en terre connue, ayant ré-accaparé la confiance de leur entourage, ils se mirent à prôner leur pseudo-religion. Au début, tout cela n'était que plaisanterie, n'était qu'allusion et expression lâchée avec mystère. Puis, le phénomène pris de l'ampleur et fini par exploser. On enregistrait, dans la cous du lycée, de nombreux troubles du comportement chez la plupart des individus qui touchaient du doigts au trio fondateur, on remarquait des individus, agglutinés autour d'un objet invisible, qui criaient, qui hurlaient des braillements incompréhensibles. On constatait aussi l'apparition de nouveaux membres qui établissaient ainsi un échelle hiérarchique où tout le monde était au même niveau : Déter-Jean, Jean-balle-Jean, Intelli-Jean, Jean-til, Indul-Jean, Affli-Jean... [Note à la populace : Tout nouveau nom sera accueilli avec bienveillance. J'ai un contact qui pourra vous parrainer si vous souhaitez intégrer la Confrérie.]

On avait écho de prouesses faites par les dits « Jean » : soirée à la plage, camping dans un champs, petit billard etc. etc.
Des photos prises à la dérobée et dont la source souhaite restée secrète nous révèle qu'ils observent un rite précis : toujours tu montreras les parties charnues ton corps, toujours tu te jetteras à l'eau avec les vêtements d'Adam (qui était tout nu, rappelons le), si eau il y a !

L'étude de cette confrérie est difficile et préoccupante : il ne faut pas se faire reconnaître sous peine d'être immédiatement lobotomisé par cette secte mystifiante. Néanmoins depuis le temps que dure mes recherches, je ne me suis pas encore prendre : pour vous dire tout le sérieux et le c½ur que je mets à la tâche. J'ai réussi à soudoyer mes sources et à en tirer les informations que je vous dévoile maintenant.

A l'heure où l'Opus Dei est pointé du doigt, à l'heure où les jeunes entrent en semi-végétativité au sermon du prêtre, j'accuse une secte aux pratiques irrévérencieuses ! Tous aux armes ! Tous à vos barres de fer ! Cernons l'ennemie.

Coup de téléphone que reçoit la blogeuse-qui-se-croit-journaliste-d'-investigation à 3 heures du matin, dans l'obscurité de sa chambre: -Allô ?
Réponse de la voix nasillarde du combiné, qui souffle comme Dark Vador : - Vous avez 6 jours pour quitter le pays. A compter de cet instant, le compte à rebours de votre vie a commencé. Nous vous ferons payer cet article. Tout a été orchestré contre vous. Ne regardez pas sous votre lit. N'allumez en aucun cas la lumière. Ne sortez pas quand les 2 litres de thé que vous avez bu avant d'aller vous coucher voudront sortir. Tut, tut, tut ...
-Allô ?! Allô ?!!!! Maman ...

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# Posté le mercredi 30 août 2006 10:27

Modifié le dimanche 03 septembre 2006 06:23

Comment vivre en étant la Fan d'Anna Gavalda

Comment vivre en étant la Fan d'Anna Gavalda
La Fan d'Anna Gavalda est une jeune vierge pudique mais qui se dit effarouchée. Elle puise dans la fiction romanesque le nectar de sa morne existence pré pubère, tandis que les jeunes de son âge font l'expérience de la débauche « Oh la smirnoff c'est trop bon, c'est comme la limonade, sauf qu'après j'suis trop déf et j'couche avec tout le monde, la nuit dernière, j'suis rentrée chez moi, il était 22h, j'te dis pas la tête de mes parents !» Mais que faisait la Fan d'Anna Gavalda ? Elle regardait La Belle Au Bois Dormant en mangeant des pépitos sur un plateau repas avec un grand verre de lait.

Et quand au cours d'une de ces lectures nocturnes elle lit : «Lestafier : j'vais te violer » Elle prend son dico et appelle sa copine. Ce n'est pas qu'elle ne comprend pas, c'est juste qu'elle essaie vainement de puiser la quintessence de ces mots.

La Fan d'Anna Gavalda tente coûte que coûte, poursuivie par ses idéaux, de partager ses instants de bonheurs intenses procurés par la lecture : sur MSN, elle se tourne vers le mytho de service ( Cf comment vivre en étant le mytho de service), n'ayant pas d'autre choix et se lance dans un réquisitoire élogieux de cette scène, si vibrante, d'un drogué transi par le froid, posant nu devant une anorexique. A cela, le mytho de service répond , après mûre réflexion : "Disons ..." ou si vraiment il est de bonne humeur : « Mon Dieu ... » (on notera que le mytho de service est athée).

La fan d'Anna Gavalda est donc bien seule, car si cet auteur vend nombre de livres, les autres fans d'Anna Gavalda se cachent, ne voulant pas être assimilées à l'image : « J'aime Anna Gavalda, les chevaux et les dauphins et je souhaite la paix dans le monde ». Quelle mère n'a jamais entendu marmonné : « M'an, quand tu vas 'chter ton Arlequin, t'peux ... m' ramener un Anna Gavalda s'te plait .»

La Fan d'Anna Gavalda est en fait une intellectuelle sensible se moquant des convenances, (c'est son seul mérite). Prisonnière de son imaginaire, et victime du poids de l'hérédité, elle s'embourbe dans une quête éternelle et désespérée à la recherche de son « Lestafier ».

Message de la Fan d'Anna Gavalda : "Que dire... Laissez moi pleurer en paix."

Paradoxalement la Fan d'Anna Gavalda connaît des périodes de « crises » plus ou moins fréquentes, elle se transforme alors en un être d'un franc parlé assassin et souvent injuste, n'ayant aucun complexe à pratiquer la méchanceté gratuite. Lors de ces périodes « explosives » imposées à la populace, un seul mot d'ordre « tous aux abris ».

Pauvres blogueuses s'approchant de la Dark Fan d'Anna Gavalda : « qu'est-ce qu'il y a ? ça va pas ? »
La Dark Fan d'Anna Gavalda : « oh vous j'ai pas envie de vous voir et encore moins de vous parler »
Pauvres blogueuses: « ben crève alors ! »


Note à la populace : Anna Gavalda= romans à l'eau de rose, c'est un peu beaucoup réducteur, mais, vous êtes la populace.

# Posté le samedi 02 septembre 2006 17:41

Modifié le mardi 02 janvier 2007 09:10

comment vivre en étant celle qui essaie ( vainement) d'être cruelle

comment vivre en étant celle qui essaie ( vainement) d'être cruelle
Celle qui essaie (vainement) d'être cruelle est une artiste : dessine assez passablement, danse pour l'Election de Miss Tampon, a déjà envisagé une carrière dans le dessin, puis la photographie, ainsi que dans la danse même (sage décision) avant de se rabattre sur le 7eme Art. Forte de son ambition, des rêves pleins les yeux, elle souhaite intégrer une Ecole de Cinéma dans un pays, de la bordure méditerranéenne, mondialement connu pour sa liberté d'expression et l'image irreligieuse de la femme. Ne doutons pas que son premier opus «Fatima à la plage» (en V.O «On the beach with Fatima») devrait rapidement la précipiter sur le devant de la scène internationale et rafler de nombreux prix. Trêves de bavardages, celle qui essaie (vainement) d'être cruelle n'aime pas que l'on s'égare quand on parle d'elle...


D'autre part, Celle qui essaie (vainement) d'être cruelle aime se plaindre. Se croyant déjà dans l'American Way of Life (qu'elle n'est absôlument pas sûre d'atteindre), elle s'invente d'infortunés subalternes, tous disposés à soigner ces maux supposés : mal aux lombaires, mal aux jambes, mal au cou, migraine due au surmenage ... Celle qui essaie (vainement) d'être méchante maîtrise parfaitement l'attitude dramaturgique d'une grande star hollywoodienne sans en avoir, pour autant, le statut (C'est mettre la charrue avant les b½ufs ma cocotte).

Celle qui essaie (vainement) d'être cruelle est d'une préciosité lassante, accablante, même, à force de vie: en effet, elle n'apprécie guère le soleil, mange des pommes, finement enveloppées dans de l'aluminium pendant les récrés, complexe sur son postérieur et a piqué la proie masculine de la fille au rapport ambiguë avec les garçons (Cf Comment vivre en étant la fille aux rapports ambiguës avec les garçons) avec laquelle elle n'a d'ailleurs plus aucun rapports humains et l'infortuné garçon est déjà loin.

Cependant, Celle qui essaie (vainement) d'être cruelle doit son nom à son appétit féroce pour les vaudevilles qui peuvent se terminer par une mort sociale. Elle aime les scandales, les sorties théâtrales, les emportements magistrales de colère... C'est que Celle qui essaie (vainement) d'être cruelle a le sens de la mise en scène: c'est une artiste ne l'oubliez pas. Prête à tout pour étancher cette soif de débandades, elle orchestre avec délectation les complots (qui se déroulent sans cesse dans sa propre imagination) du gratin lycéen (qui ignore même l'existence de cette novice tout à fait prétentieuse).

Bon, les hyperboles sont de mises mais cela ne donne que plus de mérite à cette aliénée.

Je me dois d'indiquer aussi que Celle qui essaie vainement d'être cruelle essaie (vainement) d'être cruelle. Notez populace, que je pense à vous.

Celle qui essaie (vainement) d'être méchante traverse la crise existentielle de sa
vie. Elle cherche à se faire remarquer, à affirmer son existence, à marquer son territoire en faisant du mal volontairement. Bienheureusement, Celle qui essaie (vainement) d'être méchante n'en est pas une et donc tout ce qu'elle entreprendra tombera à l'eau. Cet individu cessera d'être la puberté (et la crise existentielle) passées.

Message de Celle qui essaie (vainement) d'être cruelle : "Mais, je suis vraiment méchante"
Messages des Blogeuses : "Mais oui, ma puce, mais oui"
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# Posté le samedi 02 septembre 2006 17:53

Modifié le dimanche 29 juillet 2007 03:16