Le Latin Lover profite donc indubitablement du prestige de ses compatriotes, certes, il n'a pas encore tout à fait le même physique que le sculptural Rafael Nadal (d'ailleurs qui pourrait ? Tout le monde n'a pas le fric pour s'acheter de la créatine ou des hormones de croissance), ni le déhanché de Ricky Martin (qui pour du reste est sud Américain et non pas Espagnol), ni le port ténébreux d'Iker Casillas, ni le compte bancaire d'Antonia Banderas (ni celui d'Iker Casillas qui, du reste, est THE canon de l'homme hispanique moderne), ni les fans de Gaël Garcia Bernal, ni les longues jambes de Pénélopé Crusse (mais je m'égare), ni le sex appeal de Pedro Almodovar (là je m'égare vraiment) mais il apporte la petite touche de sensualité exotique, qui fait qu'il représente l'idéal masculin des pauvres filles qui ne peuvent pas se payer un voyage à Cabra.
Le Latin Lover est un révolté. Il aime taper du poing sur la table pour affirmer sa virilité : muy macho !!!! Femme ma paëlla (variante : Femme ma tortilla, Femme mes churros, Femme mon bocadillo, Femme mes pipas, Femme mes tapas ...) devant son match de rugby en sirotant sa bouteille de gazpacho, affublé de ses chaussettes rouges et jaunes. C'est que le Latin Lover ne se soucie guère de sa belle gueule : il aime les contacts physiques, il aime la convivialité, il aime les troisièmes mi temps : il aime le RUGBY. Afin de remplacer son sport national, afin de remplacer la montée d'adrénaline, le taureau et le « Olé » lancé par toute une arène, il s'intéresse à un sport de gars, un vrai, un sport interdit aux tarlouses, que seuls les mecs, les vrais, ceux qui ont des couilles, peuvent jouer. Ainsi, on pourrait dire que l'agilité que ces ancêtres lui ont légué, notamment grâce à la légèreté que requiert le flaaamenco, lui sont d'un extrême recours or, ne croyait pas que le Latin Lover est un rapide arrière, ni un athlétique centre, ni un malin demi, le Latin Lover est avant (donc, l'agilité ça sert pas à grand-chose quoi).
Scoop : le Latin Lover est gay, ses multiples conquêtes féminines ne sont que fausses man½uvres pour tromper l'opinion publique. En effet on a, à de nombreuses reprises, surpris le Latin Lover sous les douches lorgnant l'entrecuisse de ses petits camarades, « ouh B..... » ( Cf : Comment vivre en étant le centre du monde) brisant ainsi tous ses engagements envers A.... ( cf : comment vivre en étant le triplé de Roland Garros). On comprend alors mieux cette SsenSSibité à fleur de peau, son leitmotiv étant : « sSi t'es zsSentil, sSte montre mon zsSizsSi » accompagné d'un replis significatif de l'index.
Le Latin Lover est donc un être en surplus d'amour, il donne sans recevoir et c'est là sa force, car si vous vous avez besoin de ses câlins, lui a à sa disposition un harem où il trouvera aisément votre remplaçante : donc vous vous languissez de lui, tandis que lui, que nenni, vous ou un(e) autre, cela lui importe peu ! Il est à noter que le Latin Lover, l'année prochaine s'en ira pour de lointaines contrées, là où le blondinet à la planche de surf est roi. Ne doutons pas qu'il saura se reconstituer un sérail, mais la populace l'ayant côtoyé quotidiennement (et ce, depuis 4 ans pour certains) gardera en mémoire (mais, nous nous fourvoyons il n'est pas mort) Sur ce : HASTA LA VISTA Raul ( ou Pedro, Antonio, Fernando, Paquito, Pepito...) !



