Comment vivre en étant La Fille Qui a Mauvais Goût

Comment vivre en étant La Fille Qui a Mauvais Goût
La Fille qui a Mauvais Goût pense être à la pointe de la mode. Cela en soit ne serait pas un problème si sa conception de la mode ou simplement des couleurs complémentaires n'était pas si singulière et pour le moins étonnante. Et pourtant être à la mode c'est se fondre dans la masse, rentrer dans le moule. La Fille qui a Mauvais Goût elle pense pouvoir rencontrer une banane Harribo géante avec laquelle sa combinaison jaune fluo pourra être en parfait accord chromatique. Ou parfois par pur altruisme se transforme en plot de la DDE et sert de repère à la populace tel un phare guidant les navires pendant la tempête:
« Tu vois le mec là bas en noir ?
_ Lequel parmi les rebelles ? Celui avec les piques ou celui avec la crête ?
_ Non pas par là, euh ... ah, tu vois la meuf en vert pistache ?_ Le truc tout moche là ?
_Ouais, ben juste à droite.
_ Ah oui ça y est je vois »

Mais le pire reste à venir, nous n'avons parlé que des tenues monochromatiques de La Fille qui a Mauvais Goût. Il est vrai que quand on ne sait pas accorder les couleurs, le monochrome peut être une solution à condition que cette unique couleur ne soit pas : rouge, orange, jaune, vert pistache, rose fluo (Je vous vois vous insurger populace, mais il faut préciser qu'il faut décliner ces tenues en des combinaisons 100% polyester). Place aux imprimés, léopard, fleurs en tout genre, là encore les arrangements sont plus que douteux : haut léopard et jupe à pois ; chemisier rayé et pantalon à fleur ... « Oups pardon, je pensais que tu étais un arbre, sinon, je ne me serai pas permis de t'uriner dessus sois en sûre»

Mais jeune demoiselle nous avons toutes mauvais goût, la seule chose qui nous différencie c'est la manière dont nous tentons de le cacher. Voici le recensement que quelques techniques répandues :
_ Avoir une garde robe mono ou bi chromatique (blanc et rouge, rose et noir) ou accessoirement achromatique : noir et noir (là au moins aucun risque)
_ Utilisez le moins de tissus possibles, moins il y a de tissus, moins on risque de se tromper. Inconvénient : on prend très vite froid, mais on connaît les risques et puis dans ces cas là, les vêtements, on ne les garde pas longtemps sur soit donc ...
_ Superposer le plus de couches de vêtements possibles dans l'espoir que dans la masse, il y en ait au moins deux qui soient coordonnés. (le raisonnement est inverse, les conséquences aussi : on a plus chaud, et les vêtements, on les garde généralement)
_ Avoir une ou deux tenues coordonnées tirées tout droit d'un magasine dit « de mode » est jongler avec le plus longtemps possible. Inconvénient : grosse dépense en achat de parfum et autre désodorisant.
_ Positiver. Ce n'est pas une technique en soi mais cela permet d'accepter avec plus ou moins de dignité le fardeau qui nous est à toutes imposé. On peut alors, sans culpabiliser, prendre le t shirt qui est sur la pile de linge et enfiler un jeans.

Message de la Fille qui a mauvais goût : « De toute façon, je m'habille pas pour vous ! »
Message des blogueuses : « Oui, mais tu pourrais avoir un minimum de respect pour nous et ranger ta culotte à fleur mauve qui dépasse de ton pantalon vert fluo»

# Posté le vendredi 29 septembre 2006 16:12

Comment vivre en étant un Torero ("Olé" Clap Clap)

Comment vivre en étant un Torero ("Olé" Clap Clap)
Le Torero ("Olé" Clap Clap) que nous connaissons ici à la Réunion, petite île de l'Océan Indien à l'Est de Mada, est cet individu au costume bariolé, aux chaussettes magenta et qui marche comme s'il avait pissé dans son frog.

Il existe à ce jour et de par le monde des milliers de courageux Matador ("Olé" Clap Clap) qui exercent l'art de la tauromachie. Car nous pouvons bien parler ici d'Art ! Toréer n'est pas accessible à toute catégorie de populace : il faut avoir un physique en béton (faut savoir courir vite en cas de besoin) ; il faut avoir un mental en acier (« Les vaches ?! Moi je les bouffe ») ; et il faut avoir l'Attitude (avec un A majuscule) (« Beuh c'est quoi ça ????! »).

Explication : Mettez vous debout. Les pieds solidement enracinés dans le sol, les jambes légèrement écartés, redressez les épaules de façon à ce que vous vous cambriez bien. Le dos droit, le torse bombé, la tête haute, le front fier, le regard conquérant, l'expression grave et les bras en arrière formant un arc de cercle, vos mains creusées vers l'intérieur.

Je vous avais dit que cela n'était pas accessible à tous. Et pis, mieux vaut vous assurez que vous soyez seul avant d'expérimenter la position du Picador ("Olé" Clap Clap).

Maintenant imaginez vous, vêtu d'un bel habit d'or, avec des froufrous, des volants, des grelots de toute part. Non je blague pour les froufrous, les volants et les grelots ^^. Un petit chapeau de velours noir que vous jetterez par terre pour demander l'autorisation au président de la Feria d'abattre votre Toro. De longues chaussettes de laine d'un magenta vif, et des ballerines noires avec une jolie rosette. Très élégant.

Je vous entends déjà vous moquez del Julì, ou del Cid (Les noms de guerre sont très appréciés comme si vous aviez honte d'être accoutrés de la sorte) ("Olé" Clap Clap) ! Mais fi, minables mécréants apeurés. Si vous étiez face à une carcasse de 567 kilos de viande, je vois déjà (de mes yeux vus) vos flasques arrières trains déguerpir dans un bruit ignominieux. D'autant plus que les Toréadors ("Olé" Clap Clap), c'est presque un fantasme pour les jouvencelles. Très classieux, exotique et « muy macho mucho », c'est mieux que les soubrettes et les nounous.

Message du Torero macho mucho : "Olé"
Bruits de fond du message du Torero macho mucho : Clap Clap

# Posté le samedi 07 octobre 2006 11:19

Modifié le samedi 07 octobre 2006 11:45

Comment vivre en étant un Poulpe

Comment vivre en étant un Poulpe
Le Poulpe, tel le goyavier, est une peste végétale. Si elle apparaît dans votre entourage, vous ne pourrez jamais vous en débarrassez. Le Poulpe de base est un être collant, qui a sans cesse besoin d'être en contact épidermique avec une autre source de chaleur humaine : le Poulpe n'est pas un individu en manque d'affection mais bien une personne envahissante, qui s'agglutine sans cesse à vous, et ne vous laissant pas un seul moment de quiétude solitaire. Par ailleurs, votre peau commence à virer au violet à force d'endurer ses innombrables assauts « câlins ». Vous supportez de moins en moins son contact visqueux et cette promiscuité douloureuse vous pousse à tenir des paroles plutôt revêches que le Poulpe ne semble pas entendre (Après tout, les poissons c'est pas comme les lapins, ça n'a pas d'oreilles).

Il y pire qu'avoir un ami Poulpe ; c'est d'avoir un petit ami ou même une petite amie Poulpe. Le Poulpe est une pieuvre donc l'apnée ça le connaît (Ah ah, les Poulpes ont une langue aussi) et les mains baladeuses, il ne le fait exprès. Pensez vous ! 8 Tentacules a contrôlé en même temps, quand le rythme cardiaque s'accélère, que son regard reluque votre décolleté, il est difficile de garder la tête froide.

Voilà, le Poulpe se décline aussi en plusieurs catégories que nous avons déjà (ou pas mais ne vous en faîtes pas, tous les Cf seront passés en revue) décrits :

La Méchante de service : 0% Poulpe
Le Latin Lover : 80% Poulpe
La Secrétaire Cochonne : 90% Poulpe
Pseudo Surfeur : 100 % Poulpe

Le Poulpe aussi quand il danse ne peut s'empêcher de toucher à tout ce qui bouge autour de lui. Quelle que soit la musique, il attrape votre bras, votre main, votre jambe, ses mains glissent sur vos hanches et ses épaules cognent au rythme de la musique sur votre poitrine. Il regrette l'époque du slow au point de vous en faire danser un, même sur du séga.

Image de Laurel ^^ son sky : http://www.bloglaurel.com/coeur/

# Posté le samedi 07 octobre 2006 11:39

Modifié le dimanche 08 juin 2008 16:14

Comment vivre en étant les pépettes de la ville à la campagne

Comment vivre en étant les pépettes de la ville à la campagne
Les pépettes de la ville à la campagne vont couper du bois en manteau de laine 100% mouton : pendant que les Hommes coupent une moitié de forêts de bois d'acacias avec des tronçonneuses au nombre de une, et transportent les troncs des arbres bicentenaires, les pépettes de la ville à la campagne ramassent des fleurs en veillant à ne pas salir leurs chaussures dans la gadoue. Cependant, elles furent vite désenchantées : aux premiers pas, l'une tomba dans une flaque de boue, l'autre paralysée par le froid ne bougea pas, alors elles décidèrent de rester près du 4x4. L'air de la campagne revigorant leurs petits poumons pollués par la fumée de la ville, l'une s'enthousiasmant du cadre romantique de la forêt d'arbres bicentenaires et de la présence des valeureux bûcherons, l'autre ne pouvant rester inactive à cause de l'atmosphère un peu frisquette, les pépettes de la ville péà la campagne voulurent aider les hommes et amassèrent toutes les brindilles qu'elles mirent précieusement dans le Pick Up. La dernière pépette étant restée au camp pour déjà s'introduire dans les clans déjà formés.

Les pépettes de la ville à la campagne, télé-transportées dans un monde parallèle où tout est vert et sent le chien mouillé, en bonnes philosophes, s'émerveillent de tout. Il est 18 heures à 1500 mètres d'altitude et les pépettes assistent au coucher de soleil. Les portables sortent des poches, on vérifie bien qu'on capte le réseau et on immortalise ce moment si paisible, rare parenthèse dans une vie déchaînée. Pendant que l'une profite de cet instant intime pour tisser (en vain) des liens affectifs avec d'autres mâles, et qu'une autre se chamaille avec son bonnet de cagniard, la 3eme reste stoïque, congelée par la brise un peu fraîche des hauts :

Parole de la 1ere pépette : « Eh les filles, je trouve ça trop trop beau. La Nature on s'en rend pas compte mais c'est super beau quoi. Dis on pourrait se faire d'autre sortie dans le genre, tu veux mon numéro ?»
Réponse de la 2nd pépette :« Ouais t'as raison. C'est très pittoresque ici. Dis j'ai pas l'air trop conne avec ce bonnet ? Et dis l'herbe c'est mouillée ! Ça va me dégueulasser mon pantalon »
Question de la 3eme pépette : « Eh mais les filles comment on fait pour pisser ??!! Le froid ça donne encore plus envie »

Les pépettes de la ville à la campagne veulent cueillir les fleurs blanches, les mêmes qu'il y a sur la route du piton de l'eau mais cette espèce étant protégée, elles durent renoncer à leur malveillant dessein.

Les pépettes de la ville à la campagne s'allongent à 8h du mat' sur le tapis en peau de yak rouge et se font masser le dos à l'huile solaire pendant que les 2 autres bronzent, à 10h du mat' s'assoit dans l'herbe et font de l'origami pour essayer de reproduire le canard de Prison Break,

Message de la 1ere pépette : « Je suis dégoûtée, il m'a même pas regardée »
Message de la 2nd pépette : « ça me saoule les cendre ont fait des trous dans ma polaire »
Message de la 3eme pépette : « On se les gelait grave »
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# Posté le dimanche 15 octobre 2006 06:14

Modifié le samedi 18 novembre 2006 03:25

Comment vivre en étant un poireau.

Comment vivre en étant un poireau.
Le poireau n'est pas une personne à proprement dite, c'est une entité, une substance, de la matière dénuée de toutes réactions. Son état est plus proche de celle du flan que de l'humain. Le poireau a une vie bien rangée, le matin il se lève, va en cours, en cours, il prend des notes ou fait semblant, comme c'est un poireau, on peut supposer qu'il prend vraiment des notes, des notes, façon de parler car le poireau ne connaît aucune abréviation et tente désespérément de noter chaque mot prononcé par les grands prêtes (les profs, car pour un poireau tout ce que dit un prof est forcément vrai, oui qui irait inventer une fonction qui n'existe pas vraiment mais qui a plein de propriétés genre être égale à sa dérivée ou avoir pour image 1 quand elle vaut 0, faudrait vraiment être tordu, mais je m'égare) Le poireau est donc venu, il a vu et il est repartit, comme il était venu sans un mot.

Je sais que vous êtes en train de chercher qui peut bien être un poireau dans votre entourage, mais ne chercher pas, si vous arrivez à mettre un nom sur le visage qui vous vient en tête, c'est que ce n'est pas vraiment un poireau, sinon vous ne vous en rappèleriez pas, en fait, si c'était vraiment un poireau vous ne l'auriez jamais su. Un poireau n'a pas d'image distincte, vous savez vaguement que quelqu'un est assis derrière vous en philo mais vous n'en n'êtes pas vraiment sûr, si vous êtes en S, vous ne devez même pas être sûr qu'il y ait des élèves qui assistent aux cours de philo.

Si maintenant vous êtes dans une classe de S Suprême, il se peut que la poireau-attitude soit voulue et donc passagère, dossier prépa oblige, comment mettre une mauvaise appréciation à une personne dont on sait à peine qu'elle existe et dont la seule chose dont on soit sûr c'est d'avoir citer son nom pendant trois mois au moment de l'appel. Il semble donc que le poireau soit très courant chez les terminales visant les prépas, ce qui laisse libre champs (de poireau ahaha vive la mauvaise littérature et l'humour louche (louche/ soupe de poireau re ahah)).

Message du poireau : « ... »
Message des blogueuses : Toute personne est le poireau d'une autre.

# Posté le mercredi 18 octobre 2006 15:59